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DIN
ET SCHARI’A
Jusqu’ici on n’a parlé que du DIN, de la foi. Continuons donc
avec la Schari’a du prophète Mohammed. Pour cela nous devons
savoir faire la différence entre Din et Schari’a.
Aux chapîtres pécédents il a été
dit que tous les prophètes ont depuis toujours proclamé l’islam,
ce qui est un fait très important. Et toutes leurs instructions
s’appellent Din. La Shari’a cependant est une instruction de loi
très précise. Elle règle le bon comportement, la bonne morale et
la vie juste, en bref : tout ce qui est correct ou faux. C’est
dans la Shari’a que les prophètes se diffèrent selon leur époque
et leurs conditions de vie. Avec l’apparition de Mohammed qui a
prononcé les règlements definitifs, ce développement a pris sa
fin. Dès lors, l’humanité possède l’unique véritable
instruction. Le Din n’a jamais été changé mais toutes ses formes
précédentes sont devenues superflues. La Shari’a de Mohammed
est le comble et le final de cette éducation religieuse qui a
commencé avec les premiers hommes.
Les
sources de la Schari’a
Les deux sources majeures de la Schari’a, sont le Coran et le
Hadith. Le Coran est une révélation divine et chaqu’un de ses
mots a été prononcé par Allah même.
Le Hadith à son tour est un assemblement de paroles et d’actions
du dernier prophète dont nous avons connaissance grâce aux
traditions de sa vie et de son comportement.
Au début, cela a été écrit par les suivants de Mohammed et plus
tard revue par des hommes de sciènces religieuses. Seul ce qui
pouvait être vérifié et retracé à des sources entièrement
fiables a été admis à la Shari’a finale. Les recueils les plus
sérieux en sont ceux de Malik, Buchai, Muslim, Termis,
Abu-Dawud, Nassa’i et Ibn Madscha.
Fiqh
Fiqh est l’unique de ces
législations qui traite de tous les problèmes incomptables qui
arrivent au cours d’une vie humaine. Les plus respectés des
savants islamiques ont élaboré ces lois avec la plus grande
délicatesse, et le monde arabe entier leur doit une
reconnaissance sans pareil pour cet œuvre. Elle permet même à
ceux qui n’ont pas de connaissances profondes en matière
religieuse de les suivre sans difficultés.
De ces grandes écoles islamiques il
ne restent que quatre : L’école Hanafi du Fiqh fondée par Abu
hanifa Nu’man ihn Thabit avec l’aide d’Abu Yussuf, Mohammed et
d’autres ; l’école Maliki de Malik ihn Anas Asshabi ; l’école
Schafi’i de Muhammad ihn Idriss asch-Schafi’i et l’école Hanbali
dont le père spirituel était Ahmad ibn Hanbal. Toutes ces écoles
se sont constituées en forme définitive au cours des deux
décennies après la vie du prophète. Leurs différences naissent
du fait que toute vérité a tout naturellement plusieurs aspects
et peut être regardée de plusieurs points de vue.
Comme les fondateurs, ainsi que
leurs méthodes respectives, de ces écoles sont très respectés,
elles sont toutes également reconnues jusqu’à nos jours. Un
musulman choisit tout simplement celle qui lui est le plus
accessible ou change entre toutes les quatre selon l’occasion
donnée.
Tassawwuf
L’objet
du Tassawwuf est d’éclairer le sens qui se cache derrier le
comportement humain. Lorsqu’on prie, par exemple, le Tassawwuf
examine notre concentration, notre dévotion et son effet sur
notre comportement. Le Tassawwuf et le Fiqh se complètent et
assurent seule en leur unité la perfection de foi. On peut
s’imaginer un homme très beau mais avec un mauvais caractère: au
sens figuré, il suit donc au Fiqh mais il lui manque le bon
Tassawwuf. Mais il y a également des hommes laids qui ont un
caractère merveilleux et qui sont alors comme ceux qui ont la
bonne foi mais ne savent pas bien l’exprimer. Malheureusement,
les savants ont été influencés par d’autres conceptions
religieuses et philosophiques de leurs époques et ont sali par
là la source pure du Tassawwuf avec du nonsens qui ne peut
aucunement être justifié sur la base du Coran. Au cours du temps
il s’est manifesté un groupe qui a proclamé à haute voix de
fausses idées au monde entier et ne respectait plus les devoirs
les plus élémentaires de l’islam. Tassawwuf ne signifie au fond
rien que l’amour intensif pour Allah et pour Mohammed, et un tel
amour postule l’obéissance totale aux lois divines comme elles
sont décrites au Coran et à la Ssunna du prophète. Celui qui ne
suit pas ces lois ne doit pas prétendre aimer Dieu et son
envoyé.
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